et a!.
[1970] S.C.R. Sidney Young, Jonas Zalkowitz and Jacob Zalko- MARTLAND J.-I am in agreement with the reasons given in the Court of Appeal, by the
Chief Justice and by Robertson J.A., for dismissing the appellants' appeal from the judgment at trial. Accordingly, I would dismiss their appeal to this Court, with costs.
SPENCE J.-I have had ing the reasons of my
Martland, and I concur appeal should be dismissec the advantage of readbrother, Mr. Justice in the view that the
It would seem that the crucial question is whether the respondent Burnie did represent cession d'une police d'assurance sur la vie de C, qui serait aussit6t affect6e A la garantie du remboursement du pret qui serait consenti i C, le juge de premibre instance a accept6 le t6moignage de B selon lequel ail a convenu que la police d'assurance allait &tre c6d6e A Y et Z, sous reserve des droits de la banque>. Les juges d'appel ont 6t6 d'avis que ni Y, ni Z, ni B, ni l'ensemble de leurs t6moignages ne d6montre que B ait fait valoir aux appelants, au terme de la r6union du 8 septembre 1958, que la police d'assurance 6tait d6tenue pour leur protection. Arrit: L'appel doit 8tre rejet6.
Le Juge en Chef Cartwright et les Juges Martland, Judson et Ritchie: Il y a lieu de se d6clarer d'accord avec les motifs donnis en Cour d'appel pour rejeter I'appel interjet6 par les appelants i l'encontre du jugement de premibre instance.
Le Juge Spence: Le plaidoyer de l'avocat des appelants ne parvient pas 6 infirmer les conclusions concordantes des deux autres Cours quant i la d6claration de B aux appelants concernant la police d'assurance. D'un autre c6t6, certaines circonstances corroborent solidement cette conclusion.
APPEL d'un jugement de la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, rejetant un appel d'un jugement du Juge Macdonald. Appel rejet6. Allan D. McEachern, pour les d6fendeurs, appelants.
P. B. C. Pepper, c.r., et R. I.
Le jugement du Juge en Chef Cartwright et des Juges Martland, Judson et Ritchie a 6t6 rendu par
LE JUGE MARTLAND--Je suis d'accord avec les motifs donn6s en Cour d'appel par le Juge en chef et par le Juge Robertson, pour rejeter l'appel interjet6 par les appelants A l'encontre du jugement de premiere instance. En consequence, je suis d'avis de rejeter le pourvoi & notre Cour, avec d6pens.
LE JUGE SPENCE-J'ai eu le privildge de lire les motifs de mon coll6gue le Juge Martland et je partage son avis que le pourvoi devrait 6tre rejet6.
Il me semble que la question cruciale A trancher est de savoir si, le 8 septembre 1958, Le luge Martland
[1970] R.C.S.
Spence J.
[1970] S.C.R. to the appellants, or more properly the two of them, Sidney Young and Jacob Zalkowitz, on
September 8, 1958, that he, Burnie, then held in the possession of the bank, in his filing cabinet in his office, an assignment of the insurance policy on Dr. Caldwell's life which so soon as they made a loan to Dr. Caldwell would be a security for the repayment of that loan. Had such a representation by Burnie been proved, I would have found great difficulty in determining that the bank was not bound by the action of its servant who was, in my view, then acting within the scope of his employment. It must be remembered that the bank had already, through the agency of Burnie, loaned Dr. Caldwell $15,000, although Burnie admitted that he was only authorized to advance $10,000, and that not only did Burnie advise Young and Jacob Zalkowitz to loan money to Dr. Caldwell but he offered to cause the bank of which he was the manager to loan money to them so that they could, in turn, loan it to Dr. Caldwell. Surely it was the business of the bank manager to increase the bank's business by making loans. Of course, so far as
Jonas Zalkowitz is concerned the learned trial judge has found that he knew nothing about the transaction between Burnie and Young and his brother Jacob, and acted simply to accommodate that brother. Therefore, he could not rely on any representation of Burnie.
However, the learned trial judge has accepted
Burnie's evidence that "he agreed that the life insurance policy was to be assigned, subject to the bank's interest, to Zalkowitz (referring to
Jacob Zalkowitz) and Young." (The italics are my own). Robertson J.A. in his reasons, concurred in by all members of the Court of Appeal for British Columbia, after a very careful analysis of the evidence, said:
My conclusion on the evidence is that neither
Young nor Jacob Zalkowitz, nor Burnie, nor any combination of these, established that Burnie represented to the appellants that the life insurance was being held for their benefit at the conclusion of the meeting on 8th September, 1958.
I'intim6 Burnie a fait valoir aux appelants, ou plus pr6cisiment A deux d'entre eux, Sidney Young et Jacob Zalkowitz, que lui, Burnie, d6tenait A ce moment-14, pour le compte de la Banque, A son bureau, dans son classeur, un acte de cession de la police d'assurance sur la vie du Dr Caldwell, qui serait aussit6t affect6e A la garantie du remboursement du pret qui serait consenti au Dr Caldwell. S'il avait 6t6 prouv6 que Burnie a fait cette d6claration, il m'aurait t trbs difficile de ne pas conclure que la Banque 6tait lide par l'acte de son pr6pos6, agissant alors, A mon avis, dans les limites de ses attributions. II y a lieu de se rappeler que la Banque, par l'interm6diaire de Burnie, avait d6ji prit6 $15,000 au Dr Caldwell, bien que Burnie ait admis ne pas avoir t6 autoris6 A priter plus de $10,000, et que ce dernier avait non seulement conseill6 A Young et A Jacob Zalkowitz de priter de l'argent au Dr Caldwell, mais encore il leur avait propos6 de faire en sorte que la Banque, dont il 6tait le g6rant, leur avance des fonds pour leur permettre de les pr8ter A leur tour au Dr Caldwell. C'est sfirement le travail d'un g6rant que d'augmenter le chiffre d'affaires de la Banque en consentant des pr~ts. Bien entendu, pour ce qui est de Jonas Zalkowitz, le savant Juge de preminre instance a jug6 qu'il n'6tait pas au courant de l'entente entre Burnie, Young et son frbre Jacob et avait agi seulement pour obliger ce dernier. Par cons6quent, il ne pouvait invoquer aucune d6claration qu'aurait pu faire Burnie. Toutefois, le savant Juge de premitre instance a accept6 le t6moignage de Burnie selon lequel -ail a convenu que la police d'assurance allait etre c6d6e A Zalkowitz (i.e. Jacob Zalkowitz) et Young, sous rdserve des droits de la Banque>. (Les italiques sont de moi.) Le Juge d'appel Robertson, dans ses motifs de jugement, sur lesquels tous les membres de la Cour d'appel de la Colombie-Britannique ont 6t6 d'accord, dit apr~s une minutieuse analyse de la preuve: Je conclus de la preuve que ni Young, Jacob Zalkowitz, ni Burnie, ni l'ensemble de leurs t6moignages ne d6montre que Burnie ait fait valoir aux appelants, au terme de la r6union du septembre 1958, que la police d'assurance 6tait d6tenue pour leur protection.
Spence
[1970] S.C.R. Le fuge Spence
I am of the opinion that the very able argument of counsel for the appellants failed to upset that concurrent finding. On the other hand, as did
Robertson J.A., I regard three circumstances as furnishing strong corroboration of that finding.
Firstly, the action of Burnie on September 18, in obtaining two cheques, left blank as to payee, in the amount of $25,000 each on Caldwell's bank account in the branch of the bank of which
Burnie was manager, and also, Dr. Caldwell's note, likewise blank as to payee, in the same amount and his evidence that these devices were to enable the debts to Young and Zalkowitz and the Hudsons to have the benefit of the security represented by the insurance policy, are the clearest evidence that ten days after he made the representation, Burnie was attempting to create a situation which would make good his representation, i.e., that the policy was to be assigned to the appellants. Secondly, in 1962,
Burnie attempted to have absolute assignments of the policy in favour of the appellants executed by Mrs. Caldwell, the specific beneficiary, and
Doctors Kepkay and Gillis, "the owners of the said policy," but was frustrated by the refusal of these persons to execute the assignments.
Again, Burnie indicated that he was attempting to make good his representation that the policy was to be assigned. Thirdly, the appellants' pleading in para. 8(j) of the amended statement of defence was of the same exact representation of what was to be done in the future.
For these reasons I concur that the appeal should be dismissed with costs.
Appeal dismissed with costs.
Solicitors for the appellants: Russell & Du
Moulin, Vancouver.
Solicitors for the respondent, Bank of Montreal:
Campney, Owen & Murphy, Vancouver.
Solicitors for the respondent, Archibald Robert
Burnie: Freeman, Freeman, Silvers & Koffman,
Vancouver.
Je suis d'avis que le plaidoyer de l'avocat des appelants, quoique tris habile, ne parvient pas h infirmer ces conclusions concordantes. Par ailleurs, tout comme le Juge d'appel Robertson, je considbre que les trois circonstances suivantes corroborent solidement cette conclusion. Premibrement, le fait que Burnie ait amen6 Caldwell A lui remettre, le 18 septembre, deux cheques de $25,000 chacun laissant en blanc dans tous les cas le nom du b6n6ficiaire, tir6s sur son compte A la succursale de la Banque dont Burnie 6tait le g6rant, et un billet du mime montant 6galement sign6 par Caldwell, ainsi que le timoignage de Burnie h 1'effet que ces pibces 6taient destin6es A permettre de faire servir la police d'assurance garantir les cr6ances de Young, de Zalkowitz et des Hudson, constituent la preuve la plus 6vidente que Burnie, dix jours aprbs avoir fait sa d6claration, tentait de cr6er une situation qui la rendrait valable, c'est- -dire, que la police serait c6d6e aux appelants. Deuxitmement, en 1962, Burnie a tent6 d'obtenir de la part de Mme Caldwell, la b6n6ficiaire d6sign6e, et des docteurs Kepkay et Gillis, les spropritaires de la police, une cession totale de celle-ci en faveur des appelants, mais il en a 6t6 emp8ch6 par leur refus de signer l'acte de cession. Lh encore, Burnie a t6moign6 qu'il s'efforgait de rendre valable sa d6claration que la police serait c6d6e. Troisibmement, I'all6gation des appelants au paragraphe 8(j) de leur d6fense amend6e est exactement au mime effet, savoir ce qui devait se faire par la suite.
Pour ces motifs, je suis d'avis de rejeter le pourvoi, avec d6pens.
Appel rejetd avec dipens.
Procureurs des appelants: Russell & Du Moulin, Vancouver.
Procureurs de l'intimde, La Banque de Montrdal: Campney, Owen & Murphy, Vancouver. Procureurs de l'intimg, Archibald Robert Burnie: Freeman, Freeman, Silvers & Koffman, Vancouver.
[1970] R.C.S.
Le luge Spence
Statutes and regulations cited
-
Unresolved citations
- para. 8(j)