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Baker v. McLelland

(1895) 24 SCR 416 Court SCC Decision date 1895-05-06 English

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M. by deed sold to W. the phosphate mining rights of certain land, the deed containing a provision that " in case the said purchaser in working the said mines should find other minerals of any kind he shall have the privilege of buying the same from the said vendor or representatives by paying the price set upon the same by two arbitrators appointed by the parties."
W. worked the phosphate mines for five years and then discontinued it. Two years later he sold his mining rights in the land and by various conveyances they were finally transferred to B., each assignment purporting to convey " all mines, minerals and mining rights already found or which may hereafter be found " on said land. A year after the transfer to B. the original vendor, M., granted the exclusive right to work mines and veins of mica on said land to W. & Co. who proceeded to develop the mica. B. then claimed an option to purchase the mica mines under the original agreement and demanded an arbitration to fix the price, which was refused, and she brought an action to compel M. to appoint an arbitrator and for damages.
Held, affirming the decision of the Court of Queen's Bench, that the option to purchase other minerals could only be exercised in respect to such as were found when actually working the phosphate, which was not the case with the mica as to which B. claimed the option.
APPEAL from a decision of the Court of Queen's Bench for Lower Canada (appeal side) affirming the :-Sir Henry Strong C.J. and Fournier, Taschereau, Sedgewick and King JJ.
judgment of the Superior Court in favour of the defendant.
BAKER The material facts of the case are sufficiently set ' forth in the above head-note.
The Superior Court dis- missed the plaintiffs' action and its judgment was affirmed by the Court of Queen's Bench, from whose decision the plaintiffs appealed to this court.
Chief Justice Lacoste and was as follows:- Appel d'un jugement de la Cour Supdrieure, District d'Ottawa, qui ddboute Pappelante de son action.
L'appelante, comme 4tant aux droits d'un nomm4 Wilkins, r6clame de Pintim6 McLelland un droit de priemption sur les minerais de la demie sud du lot no 10 B du quatorzibme rang du Township de Hull, que ce dernier a vendu aux autres intims, et de plus $20,000 de dommages, consistant principalement dans des profits qu'elle aurait faits sur le mica extrait par les intim6s acqu4reurs.
En 1877 McLelland a c~dd Wilkins le droit d'extraire du phosphate de la mine en question.
Dans le contrat de cession, se trouve la clause suivante :
" In case the said purchaser in working the said mines should find some other minerals of any kind whatever he shall have the privilege of buying the same from the said vendor or representatives by paying the price set upon the same by two arbitrators appointed by the parties."
Wilkins a travaill6 la mine pendant cinq ans, rpuis a discontinu. Durant tout ce temps il n'a pas fait option d'acheter les autres minerais qu'il b pu trouver.
Quelle est P'tendue de ]a promesse de vente contenue dans la clause pr6citde ? Elle est limitde au minerai que Wilkins trouverait en extrayant le phosphate, et h celui-l4 seulement, et non h tous les autres minerais qui se trouveraient dans la mine, et qui n'auraient pas t6 d6couverts dans Pexploitation du phosphate.
Le droit de priemption est subordonn6 h 1'exploitation de la mine de phosphate.
Comme le dit le juge de premiere instance, 'Pesprit de la clause, est de permettre b l'acqu6reur de tirer parti de tout autre minerai qu'il tirerait de la mine exploitde en extrayant le phosphate.
C'est le minerai trouv6 pendant Pexploitation que 'acquireur s'est rserv4 le droit d'acheter. Dans le cas d'ambiguit6 d'une clause, elle doit s'interpr6ter contre celui qui a stipuld et en faveur de celui qui a contract6 'obligation (0. C. 1019.) or c'est Wilkins qui a stipul4 et c'est McLelland qui a contractd 1'obligation.
En outre, la clause constitue une promesse de vente unilatirale. McLELLAND.Or cette promesse n'emporte alidnation de la chose, que du jour ot celni h qui eie est faite a d6clar6 vouloir en profiter, jusque elle ne confbre aucun droit rdel opposable aux tiers.
McLelland restait done propridtaire de Pobjet de la promesse, jusqu'h ce que Wilkins eut signifi6 son intention d'acheter.
Dhs lors, McLelland pouvait louer, vendre et faire avec les tiers tons les actes de propri6taire.
Ilpouvait done c~der le droit d'extraire tout autre minerai que le phosphate aux tiers et le recours de Wilkins se r4sumait dans une action en dommages pour indx4cution de la promesse de vente.
McLelland n'est done pas en mesure d'exdcuter aujourd'hui sa promesse de vente, et pour ce motif la conclusion principale de Paction, c'est-h-dire, celle par laquelle Pappelante demande l'exicution d'une vente, devrait ftre renvoy~e. Et Pappelante ne reste sans aucun recours contre les intimbs, tiers acqu6reurs de la mine de mica.
Maintenant quant aux dommages rdclam&.
Us consisteraient principalement dans le droit rdgalien que les acqufreurs auraient pay4 h McLelland, mais ce droit r6galien repr6sentait le droit de propri6t6 de McLelland dans le mica.
Ce dernier n'6tait pas tenu d'attendre que Wilkins eut fait son option pour disposer de sa propri6t6dans le mica. Je suppose que Wilkins eut exploit6 le phosphate, McLelland aurait pu disposer du mica extrait en mime temps, jusqu'h ce qu'il eut it&6 arrit6 par une demande rdgulibre d'achat de la part de Wilkins. Ce dernier avait Poption, mais tant qu'il n'optait pas, McLelland pouvait se servir de sa propri4td.
D'oi je conclus que McLelland avait le droit de percevoir la royaut6, qu'elle lui appartenait et qn'clle ne peut pas 8tre riclam4e par Pappelante b. titre de dommages.
La seconde clause des dommages r4clam6s, consisterait dans le fait. que les mis en cause auraient jet6 de la pierre dans les trous, faits autrefois par Wilkins en extrayant le phosphate.
Rien n'indique que Pappelante ait l'intention de continuer 'exploitation de la mine de phosphate.
Ces dommages sont problimatiques et ind6terminds. Peut- 6tre Pappelante trouvera-t-elle dans ces pierres du phosphate en quantit6 suffisante pour 'indemniser.
McIntosh, le seul timoin qui parle de ces dommages, le fait d'une manidre vague.
Si Pappelante a un recours, ce n'est pas dans la pr4sente cause oih elle demaude l'exicution d'une promesse de vente, et les dommages risultant de Pinexicution de cette promesse.
Or les dommages ne risultent pas de l'inexdcution de promesse, mais d'une cause qui lui est 6trangbre.
McDougall Q.C. for the appellants.
The option to purchase was not a mere personal right, but one capable of being assigned. Pothier, Obligations (1); 4 Aubry & Rau (2).
It was not a requisite that minerals must be found during the actual working to allow the purchaser to exercise his option.
If it was, the evidence shows that mica was discovered by Wilkins while operating the phosphate, but mica was not then valuable. The right of option was merely held in abeyance, but was not lost by lapse of time and cannot be considered as abandoned.
24 Laurent (3).
Aylen for the respondents referred to Webster v. Watters (4); Levy v. Connolly ; 24 Laurent Troplong the reasons given by Chief Justice Lacoste in the Court of Queen's Bench I am opinion that this appeal should be dismissed with costs.
J.-I would dismiss this appeal for the reasons given by Mr. Justice Taschereau.
J.-This appeal must be dismissed for the reasons given by Chief Justice Lacoste in the Court of Queen's Bench. The appellants have no right of action.
The clause in McLelland's sale to Wilkins, the appellants' auteur, upon which she bases her claim against the respondents is not free from ambiguity, but, as remarked by the learned Chief Justice, this ambiguity must be interpreted against the appellants. and JJ. concurred.
Appeal dismissed with costs.